Pierre MARTY

Jean-Pierre CHANGEUX

Edgar MORIN

Sigmund FREUD

« La biologie n’est que partiellement un « roc ». Il faut l’apprivoiser et lui laisser sa place que parfois nous comprenons dans ses liaisons avec la psyché, que parfois nous ne comprenons pas, ou pas encore, ou parce qu’elle est organisation phylogénétique qui ne présente que des rapports très indirects et lointains avec la psyché».

Mouvements individuels de vie et de mort, 1978

« On doit se rappeler que toutes nos connaissances psychologiques provisoires doivent être un jour établies sur le sol des substrats organiques. Il semble alors vraisemblable qu’il y ait des substances et des processus chimiques particuliers qui produisent les effets de la sexualité et permettent la perpétuation de la vie individuelle dans celle de l’espèce »

Contribution à l’histoire du mouvement psychanalytique,1936

«Tant au niveau de l’anatomie macroscopique du cortex qu’à celui de son architecture microscopique, aucune réorganisation « qualitative » brutale ne fait passer du cerveau « animal » au cerveau « humain ». Il y a au contraire une évolution « quantitative » et continue du nombre total des neurones, de la diversité des aires, du nombre de possibilités connexionnelles entre neurones, et donc de la complexité des réseaux de neurones qui composent la machine cérébrale.»

L’Homme neuronal, 1986

« Ce que nous appelons Nature n’est autre qu’une extraordinaire solidarité de systèmes enchevêtrés s’édifiant les uns sur les autres, par les autres, avec les autres, contre les autres : la Nature, ce sont les systèmes de systèmes en chapelets, en grappes, en polypes, en buissons, en archipels »

Méthode 1, La nature de la nature, 1981

« C’est un être d’une affectivité intense et instable ... un être jouisseur, ivre, extatique, violent, aimant, un être envahi par l’imaginaire, un être qui sait la mort et ne peut y croire, un être qui secrète le mythe et la magie, un être possédé par les esprits et les dieux, un être qui se nourrit d’illusions et de chimères, un être subjectif dont les rapports avec le monde objectif sont toujours incertains, un être soumis à l’erreur, à l’errance, un être lubrique qui produit du désordre ...

Nous sommes contraints de voir qu’homo sapiens est homo demens »

Le paradigme perdu : la nature humaine, Ed. Seuil, 1973, p. 123.

Charles DARWIN

«Après de longues réflexions, je ne peux qu’être convaincu qu’il n’existe aucune tendance innée menant à un progrès dans le développement»

De l’origine des espèces, 1859

"Je suis tout entier corps et rien d'autre ; l'âme est un mot qui désigne une partie du corps ... Le Soi est sans cesse à l'affût, aux aguets ; il compare, il soumet, il conquiert, il détruit. Il règne, il est aussi le maître du Moi".

Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, (1884) Trad. Bianquis, Paris, Aubier, 1969, p. 46-47.  

Friedrich NIETZSCHE

"En premier lieu interviennent des lois physiques, chimiques et biologiques. L’ancrage de la pensée dans la biologie du cerveau implique que les principes d’organisation du vivant contraignent notre vie mentale"


Vers une science de la vie mentale.

Fayard. Collège de France. 2006. p. 19.

Stanislas DEHAENE

Portraits et paroles